64 pages aux Éditions de Fred informatique à Sainte Jamme sur Sarthe
Plusieurs tomes à prévoir de L'Anorexie Mentale, l'Aventure Intérieure de
Véronique CHEVALLIER de SAINT-AUBERT aux Editions Lulu
L'ANOREXIE MENTALE, L'AVENTURE Intérieure
Pour moi, toute quête est spirituelle, existentielle. Tout être a en lui une part d'éternité que les épreuves de la vie peuvent l'amener à découvrir. Il peut l’enfouir aussi tellement profondément qu'il lui faudra beaucoup se remettre en question pour avancer vers plus de bonheur, de paix intérieure.
Pourquoi cette quête ?
L'homme est un tout : corps, âme et esprit. Ce qui blesse mon esprit et par la force des choses mon âme, ne peut pas être sans conséquence sur mon corps. Ce sont les mécanismes de cette interaction qu'il peut être intéressant de décrypter, de chercher à comprendre pour aller mieux.
Pour entrer dans cette compréhension, il faut être aidé, car on est toujours plus clairvoyant pour les autres que pour soi-même. Ces aides sont très diverses à notre époque moderne, que ce soit dans le cadre purement spirituel, ou avec un coach, un professionnel de santé : psychologue, psychiatre, psychanalyste…
D'où vient en soi cette aspiration au bonheur ?
Elle vient de plus loin que nous et on peut lui donner différents noms suivant notre culture, nos croyances ou nos inspirations, qu'il s'agisse d'une divinité, d'une sagesse ou d'une philosophie.
Souvent, nous prenons de mauvaises pistes ou alors, nous fourvoyons sur nous-mêmes. Être recadré est nécessaire et la vie se charge fréquemment de mettre sur notre route les bonnes personnes au bon moment si nous sommes attentifs et si nous l'appelons de nos vœux.
Lorsque nous avons un problème de santé physique ou mentale, nous pouvons aller voir un praticien, et, les soignants sont trop généralement attentifs à ce qui ne fonctionne pas dans le corps ou l'esprit, sans chercher forcément à comprendre vraiment les mécanismes plus profonds qui en sont la cause. Quoique de plus en plus de personnes soient conscientes de ce qui peut être la cause de tel ou tel dérèglement et peuvent amener la personne à y voir plus clair ou à faire une démarche précise pour avancer.
Lorsqu'il s'agit d’un problème de santé mentale, il arrive souvent que la personne lutte longtemps avant de faire appel à quelqu'un pour obtenir de l'aide. Donc, il est important d'écouter ceux qui nous entourent et qui nous encouragent à faire une démarche dans ce sens.
La racine de nos maux est à rechercher dans l'enfance et/ou la vie intra-utérine.
Des chocs psychologiques peuvent avoir de nombreux impacts dans notre vie et fréquemment la première réaction est d'enfouir profondément la blessure pour moins souffrir, alors que de chercher de l'aide pour sortir de l'impasse serait nécessaire afin que la situation ne dégénère pas au fil des années. La souffrance générée peut avoir des conséquences dramatiques menant même au suicide si le mal n'est pas évoqué avec la ou les personnes susceptibles d'aider.
C'est pour cela que les mesures de prévention des conduites suicidaires sont très importantes avec notamment les numéros verts mis en place dans différentes situations comme la maltraitance sur les enfants, les violences faites aux femmes, le harcèlement sexuel ou le harcèlement en milieu scolaire, par exemple. Des numéros verts comme « SOS Amitié « qui existent depuis longtemps sauvent des vies.
C'est au fil des années, en expérimentant un certain nombre de mécanismes par moi-même dans ma propre histoire, et en observant ce qui se passe dans mon entourage ou dans la société, que j'ai compris beaucoup de choses. Mais je demeure soumise aux aléas de ma vie, avec mes fonctionnements ou des comportements pas toujours cohérents, et j'avance avec l’homme de ma vie et des personnes amies qui m'aident à discerner au fil des jours.
Ma foi chrétienne est aussi un solide appui et m'a toujours permis d'avancer vers plus de paix et de joie. Je ne suis jamais seule, même au cœur de périodes plus sombres dans ma vie. Je vis davantage l'instant présent aussi, même si c'est parfois plus ou moins la « corde raide ». Quand la maladie est là « à vie » il faut faire avec. Elle ne m'a pas empêchée de toujours avancer, car j'en ai la plupart du temps l'énergie, et quand elle me fait défaut, cela ne dure pas trop longtemps en général. Grâce aux bonnes personnes qui m'entourent.
Il ne faut jamais rester seul avec sa souffrance quelle qu'elle soit. La verbalisation est primordiale, parce que l'isolement est la pire des choses, ne pas avoir à qui parler quand ça ne va pas.
Je veux donner un message d'espoir et d'amour aux personnes qui m'entourent, et je m'efforce toujours de réconforter ceux qui sont dans la détresse et que je rencontre au fil des jours d'une manière ou d'une autre. Pour cela, la prière d'intercession est aussi très importante, lorsqu'on y croit. Témoigner à celui qui en a besoin que l'on demande du secours à Dieu, à la Vierge Marie ou à un saint. Porter le prochain avec affection et empathie comme on est soi-même porté par des frères et sœurs croyants, même simplement en la vie, est d'un grand secours.
Les troubles bipolaires dont je souffre ont commencé à se manifester au moment où j’ai passé le bac en juin
1977.
Le diagnostic n’a été posé qu’en février 1986. J’ai été sept fois hospitalisée en psychiatrie entre février 2019 jusqu’à décembre 2021. Je veux témoigner que cette maladie est lourde à porter et qu’il faut accepter l’aide que peut apporter un suivi et un traitement médicamenteux. Bien stabilisée, je peux témoigner qu’une vie normale est possible même si les fluctuations de l’humeur existent toujours. Mais elles existent aussi pour le commun des mortels.
Avoir une telle fragilité est source de richesses intérieures, car le combat mené renforce la capacité de compréhension des personnes qui m’entourent. J’ai pu avancer aussi sur un chemin de foi avec l’aide et le soutien de frères et sœurs qui m’ont accompagnée.
J’aime à dire que je « renvoie l’ascenseur » en soutenant à mon tour les personnes en difficultés que je peux rencontrer.
Dans les moments de doute et de vague à l’âme, je me remets à Dieu pour retrouver l’énergie de vivre et d’avancer, je me raccroche à la vie et au quotidien.
Depuis 2014, je désirais écrire pour essayer de témoigner et de transmettre quelque chose. La mise en route de ce projet a souffert de multiples coups d’arrêt, car je n’avais pas assez cheminé encore.
Il y a quarante ans. J'ai vécu une expérience qui m’a profondément marquée pour le reste de mes jours.
De Pâques à fin mai, j'ai accompagné le frère unique de mon papa, André, dans ses dernières semaines sur terre. Il nous a quittés le 29 mai 1978. J’ai pu refaire un pèlerinage à cette source avec mon époux le 9 mai 2018.
La ville de Tours est très belle et s’est trouvée embellie depuis ces quatre décennies. De plus, je ne l’avais pas découverte en y faisant du tourisme, ainsi, je n’étais pas allée au-delà de la basilique St-Martin, je ne connaissais donc pas le vieux Tours qui vaut le détour. Nous avons passé une très bonne journée.
L’accompagnement d’André et sa mort en chrétien m’ont marquée pour la vie donc. Ce fut pour moi la seconde expérience de la mort, la première étant arrivée en juin 1972 quand mon camarade Daniel est mort fauché par une moto juste derrière moi.
Cela a déterminé ma vision ultérieure de la mort et de l’Au-delà.
Je dédie ce texte à tout Humain sur cette terre, à tout homme ou femme de bonne volonté. Il résume ce que j’ai découvert de l’impact de la psyché, des états émotionnels et de la vie de notre esprit.
Nous sommes impactés par des blessures dès notre conception, reçues par les aïeux, puis ensuite par nos parents, notre famille, nos proches et les personnes que nous côtoyons ou rencontrons au
fil des années de notre existence.
Dans la vie, plus nous sommes intimes les uns aux autres, plus nous nous blessons mutuellement. C’est notre lot commun d’humains, marqués par le « péché des origines » : l’orgueil,
la volonté de domination, celle du pouvoir, de l’avoir, de la possession à tout prix d’autrui ou de quelque chose.
Cependant, nos prochains, de proche en proche, nous aident aussi à traverser, consciemment ou non, les événements et les circonstances de nos vies respectives.
Nous sommes appelés à sortir de nos gonds, les gongs de nos portes, trop souvent claquées, malmenées, claquemurées, par les blessures de la vie, ses douleurs, les différents états émotionnels,
peines ou joies intenses, infligées, données ou reçues.
Nos prochains et nos plus lointains sont ceux avec ou contre lesquels on se fritte, se frotte, ceux avec ou contre lesquels on de fritte, se frotte, comme les galets du bord de mer ou les cailloux d’un torrent de montagne, polis à force de frictions, ou rendus anguleux au gré des frottements et roulis, de flux et reflux, de montée ou descente d’amont en aval.
Le Yin et le Yang des chinois montrent bien que toute chose a son contraire, comporte deux faces. Nous avons toujours deux polarités, comme le courant électrique. La vie est binaire, oscillant toujours entre l’un ou l’autre des deux plateaux de notre balance.
Ces plateaux de nos balances sont très rarement à l’équilibre, nos prochains sont à la fois protagonistes et victimes de nos humeurs changeantes, de nos hauts et de nos bas, celles-ci souvent aussi d’autant brusquement libérées, qu’elles ont été trop longtemps bridées. Toute notre vie est un long et lent apprentissage pour aller vers un mieux être avec soi-même et avec autrui, à arrondir les angles, à « mettre de l’eau dans le vin » de nos vies.
Les êtres partageant notre vie quotidienne, à la maison, à l’école, aux études, au travail, en communauté humaine et/ou
spirituelle, sont les premiers concernés. Mais les autres êtres vivants du règne animal ou végétal, peuvent aussi, on le sait maintenant, être victimes de maltraitante ou de comportements
inadaptés voire répréhensible. Notre époque chasse, parfois en tombant dans des excès dommageables, tous les comportements jugés répréhensibles, délictueux ou simplement inadaptés. Là aussi il
est difficile de trouver la juste mesure, il y a des tâtonnements inévitables, mais le choses vont quand même dans le bon sens. Le crime quel qu’il soit ne paye plus.
Nous sommes tour à tour témoins ou acteurs, offenseurs ou offensés, victimes ou responsables, de blessures plus ou moins profondes, laissant plus ou moins de traces indélébiles au cœur et au
corps, avec toutes les somatisations possibles, les traces conscientes ou inconscientes, présentes, passées, enfouies, transgénérationnelles, congénitales, héréditaires, sociologiques, ataviques,
etc. Nul ne peut dire qu’il n’est ou n’a jamais été dans l’un ou l’autre camp.
Ainsi de résilience en résilience, il faut tendre à avancer dans la vie, toujours plus humble, plus sage, plus serein, plus confiant, pour atteindre, toutes tempêtes apaisées, un jour, et à
son Heure, aux rives de la Vie véritable qui nous attend, Au-delà du miroir du Temps.
C’est pourquoi je ne souhaite à personne, ni pour moi-même, ni pour mes proches, de mourir sans avoir un minimum de temps pour s’y préparer. Apprendre à mourir, c’est même apprendre à vivre, en étant toujours prêts à faire le Grand Saut, car nous n’avons pas de demeure définitive sur Terre. Nous sommes destinés à l’Au-delà. Prenons conscience que chaque jour, chaque perte, chaque deuil, quel qu’en soit la nature, chaque dépouillement, est une préparation à la mort, ultime rencontre avec la Vie.
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