Le message des vétérans
C’était l’enfer, il y a soixante-dix- sept ans. Demain, ce sera le silence, celui du huis clos. L’année dernière, la pandémie a imposé aux vétérans l’éloignement des sites historiques du Débarquement en Normandie. Cette année encore et pour la même raison, les cérémonies seront discrètes.
Qu’importe. Le marbre résiste à la patine et à l’indifférence. Il impose, comme le silence qui l’entoure, une réalité sidérante : l’humain est capable du pire. Les milliers de croix blanches, croix de David, stèles musulmanes, les plaques du souvenir racontent à leur tour la grande saignée des générations du XXe siècle, la folie d’idéologies monstrueuses, l’incurie de dirigeants qui ont laissé faire et laissé venir.
La discrétion des cérémonies, nécessaire pour des raisons sanitaires, ne saurait affaiblir les moments de recueillement qui seront organisés demain, 6 juin, jour anniversaire du D-Day. L’hélicoptère du président américain ne se posera pas sur les pelouses qui surplombent « Omaha la sanglante », à Colleville-sur-Mer.
Qu’importe. Ce n’est pas le faste des rencontres de chefs d’État qui compte mais plutôt de fixer le regard sur les 9 386 sépultures du cimetière militaire, figées dans des alignements impressionnants. Chacune d’elles nous parle d’une famille meurtrie, au-delà de l’Atlantique, du deuil de celles et ceux qui savent le vrai prix de la guerre. Il faut visiter la Normandie, ses cimetières militaires, ceux des vainqueurs comme des vaincus, les lieux de mémoire dédiés à toutes les victimes, civiles, si nombreuses, comme militaires.
Temps nécessaire de méditation
Si les derniers vétérans étrangers ayant participé au Débarquement n’ont pu faire le voyage cette année, ils seront représentés par Charles Norman Shay, né il y a quatre-vingt-seize ans dans le Connecticut. Ce vétéran amérindien, qui vit aujourd’hui en Normandie, faisait partie de la première vague d’assaut débarquée à Omaha le 6 juin 1944 : « Nous ne devons pas oublier ! Il y eut tellement de souffrances et de morts… »
À ses côtés, le fidèle Léon Gautier, ultime survivant des 177 Français du commando Kieffer, rappellera l’engagement du 1er bataillon de Fusiliers Marins Commandos, seule unité française engagée ce jour-là sur les plages normandes.
Le nombre des vétérans encore en vie diminue. Le risque est que leur voix soit un jour oubliée, que la diminution des cérémonies commémoratives banalise ce temps annuel du souvenir. Il est aussi que le tourisme mémoriel ignore ce qui lui donne tout son sens : la compréhension de l’Histoire pour éviter que les catastrophes humaines d’hier ne se reproduisent. Nous serions bien ignorants ou présomptueux de penser que nous pouvons passer à côté de ce temps nécessaire de méditation. Tel est le message des vétérans. Écoutons-le.
(*) Rédacteur en chef de Ouest-France.
François-Xavier LEFRANC.
Une rue de la commune, en bord de Sarthe, avec ses maisons de tisserands.
Ouest-France
Le village a été sélectionné pour participer à l’émission Le village préféré des Français. C’est la seconde fois qu’une commune sarthoise est choisie pour y concourir.
La nouvelle est tombée : Stéphane Bern, pour le 10e anniversaire de sa célèbre émission Le village préféré des Français, a sélectionné la petite cité de caractère pour participer au concours, avec treize autres villages de France. Une occasion de mettre un coup de projecteur sur un village attractif par son patrimoine, son histoire, sa gastronomie, sa convivialité, et sa vitalité commerciale et touristique. Après Asnières-sur-Vègre, en 2018, c’est la seconde fois qu’un village sarthois est sélectionné.
Située sur un promontoire rocheux qui domine une boucle de la Sarthe, aux portes géologiques des Alpes Mancelles, la cité fait la fierté de ses habitants et attire nombre de visiteurs français et étrangers.
Les monuments les plus remarquables sont du XIIe et XIIIe siècles. Pendant la guerre de cent ans, Fresnay, occupée par les Anglais, fut la dernière place forte libérée en 1450 par les armées du duc d’Alençon. Ambroise de Loré, compagnon de Jeanne d’Arc, y fut capitaine. Mais c’est l’industrie de la toile, du XVIIe au XIXe siècle, qui lui fit prendre de l’expansion, avec les nouveaux quartiers du Bourgneuf et du Creusot, son grenier à sel, ses moulins, ses prieurés, son hôpital et ses coteaux qui se situent tout autour. Des maisons de tisserands au bord de l’eau témoignent de son âge d’or.
Un appel à soutien
Dès qu’elle en prit connaissance, la maire, Fabienne Labrette Ménager, a lancé un appel enthousiaste sur les réseaux sociaux : « Je tiens à remercier Stéphane Bern et son équipe pour leur choix. Je fais appel aux Fresnois, aux Ligériens, aux Français, aux étrangers qui aiment ce village, pour qu’il puisse devenir le village préféré des Français. Les Fresnois, je le sais, sont formidables mais on a besoin de tous. »
Pour voter : du jeudi 4 mars au jeudi 25 mars, à minuit. Par téléphone au 3245 (0,80 €/min + appel gratuit) ; Sur la page ftvetvous.fr/le village ; Sur Facebook : facebook.com/villageprefere.
En octobre 2018 KTOTV
Le sort du prieuré de Vivoin bientôt fixé
Le Département cherche un délégataire pour entretenir et animer le prieuré. On connaîtra le projet retenu dans quelques semaines.
Mais que va devenir le beau prieuré de Vivoin ?
D’ici quelques semaines, nous connaîtrons le délégataire choisi par le Département pour entretenir et animer ce site établi au XIe siècle à mi-chemin entre Le Mans et Alençon.
La collectivité, propriétaire du prieuré Saint-Hippolyte depuis 1975, ne souhaite plus en assumer la gestion, estimée à 200 000 € annuels pour son simple fonctionnement, ceci contre un
rayonnement qu’elle estime trop restreint. Rien à voir avec la notoriété et l’attractivité de l’abbaye royale de l’Épau, au Mans, également propriété départementale.
En tout début d’année, un appel à projet a donc été publié : trois candidats y ont répondu. En plus de la prise en charge des travaux d’entretien et de restauration, le cahier des charges
précise que le projet devra « proposer une stratégie de développement assise sur une mixité d’activités économiques, artistiques, culturelles et touristiques ». Le porteur de projet
retenu sera désigné ce mois de septembre par le conseil départemental.
Parmi les dossiers déposés figure celui d’un collectif de citoyens, visant notamment à faire du lieu un espace de création et de diffusion artistique. L’association qui porte le projet souhaite
aussi que le site reste ouvert au public et qu’il ne perde pas son ancrage local, en nouant des liens avec les associations du coin.
Par ailleurs, depuis plusieurs mois, le musée du chanvre et de la vie d’autrefois, hébergé au prieuré, cherche aussi des solutions pour transférer sa collection dans de nouveaux espaces.
« Les communes de Saint-Léonard-des-Bois et de Fresnay-sur-Sarthe nous ont répondu favorablement », a précisé Véronique Rivron, vice-présidente du Département. Entièrement géré par des
bénévoles, ce musée avait ouvert ses portes en 1990, accueillant chaque année des centaines de visiteurs.
C. R.
Un camp de tipis pour se ressourcer et trouver la paix
Jean Lemoro est le fondateur des Tipis du bonheur de vivre, à Brûlon, dans la
Sarthe. Ici avec le bâton de coups, un emblème amérindien.
Marc Roger, Ouest-France
À Brûlon, dans la Sarthe, le camp des Tipis du bonheur de vivre est
inextricablement lié au destin de son créateur, Jean Lemoro. La culture amérindienne l’a sauvé du désespoir et des excès.
« Rien n’est jamais définitif. » Le credo de Jean Lemoro lui colle
à la peau. Né il y a soixante ans au pied du Sacré-Cœur, dans le quartier parisien de Montmartre, le désormais Sarthois a survécu à plusieurs vies avant de trouver sa place.
Le créateur du camp amérindien des Tipis du bonheur de vivre, à Brûlon, à une
quarantaine de kilomètres au sud du Mans, a trébuché plusieurs fois, marqué au fer rouge par une enfance martyrisée.
« J’ai été violé et battu par mon père, de l’âge de 9 ans à
15 ans », annonce-t-il en entamant le récit de sa vie « frénétique et dissolue ». Sa mère ayant déserté le foyer familial pour fuir un mari violent, le jeune Jean grandit
difficilement dans une fratrie meurtrie.
Il finit par s’enfuir à son tour, et prend la direction de Paimpol, dans les
Côtes-d’Armor, où il intègre l’école d’apprentissage maritime. « Je devais partir à l’école d’officiers de Douarnenez (Finistère), mais j’ai croisé des forains que j’ai décidé de
suivre. »
Électron sans racines attiré par une vie de liberté, Jean l’écorché multiplie
les changements de cap pour se retrouver, sans réelle transition, derrière des platines de DJ.
Le début d’un chapitre noir, commencé par un succès foudroyant – il joue à
Bercy devant 17 000 personnes – et achevé par une traversée du désert.
Devenu « un sale type à l’ego surdimensionné » englué dans une
addiction à l’alcool, Jean Lemoro touche le fond jusqu’à vouloir en finir.
« Un jour, j’ai volontairement « crashé » ma voiture contre un
mur. » Le corps fracassé, le miraculé de confession catholique connaît une « révélation » quand un ami lui offre, sur son lit d’hôpital, un livre écrit par un chef spirituel
sioux.
« Ce peuple et ses valeurs m’ont parlé. Ce sont celles de ma grand-mère,
qui m’ont toujours guidé. Alors, j’ai eu envie de creuser. » Au point d’acheter un tipi, et d’ouvrir un camp à Maigné, dans la Sarthe, où il a pris un nouveau départ en
2002.
« J’ai tout fait tout seul, sans bases ni formation. » Soutenu par
François Fillon, figure politique locale devenue ministre, le modeste camp consacré à la culture amérindienne connaît un franc succès.
Mais, malgré sa bonne volonté, Jean Lemoro fait fausse route. « Je ne
cherchais pas à la singer, mais je n’avais rien compris à cette culture », sourit-il, honnête. Jusqu’à une rencontre décisive au festival Phare Ouest, à Paimpont
(Ille-et-Vilaine).
Jean y croise la route de Kevin Dust, un Amérindien de la tribu des
Crow.
« Il m’a engueulé, m’a dit que je faisais n’importe
quoi. »
Une expérience spirituelleLe membre de la famille des Black Eagle, qui a
notamment « adopté » Barack Obama, perçoit toutefois la sincérité du Sarthois derrière sa maladresse. « Il m’a invité dans sa réserve du Montana. Ça a été le deuxième choc de ma
vie. »
Initié aux véritables rites amérindiens, Jean Lemoro change complètement son
camp installé sur sept hectares à Brûlon. Les visiteurs y sont invités à vivre une expérience spirituelle et personnelle bien loin de l’image simpliste des cow-boys et des
Indiens.
« Ici, les gens sont acteurs de leur propre vie. Il ne s’agit pas d’un
business », affirme celui qui a été adopté par les Crow, tribu de 6 000 âmes. Veillée au coin du feu, immersion avec les loups, rencontre avec des Amérindiens, nuit dans un tipi…
Jean Lemoro voit dans son camp un lieu de transmission, où chacun peut revenir à l’essentiel en se reconnectant à la nature. Une démarche qui, selon lui, prend tout son sens en pleine crise
sanitaire.
« Le Covid est la meilleure chose qui puisse nous arriver. Il nous met
en position d’insécurité et nous force à reconnaître que quelque chose nous dépasse. » Une humilité au cœur de la culture amérindienne, qui a permis à Jean de « boucler la boucle »
et de trouver la paix. « Au camp, on redonne confiance aux gens dans leur histoire. On leur fait comprendre que toute expérience recèle du positif, à condition d’être en accord avec
soi-même. »
Un message sublimé dans le spectacle Indian Legends, présenté l’année
dernière devant 3 000 spectateurs. Un show haut en couleur et en lumière, fruit de trois années d’écriture, qui retrace l’histoire d’un peuple malmené mais résilient. Une réussite qui a
permis à Jean, alias Dancing with his family (son nom indien), de se réconcilier avec le monde du show-business dont il est issu.
Se préparant doucement à l’idée de la retraite, qu’il espère mettre à profit
pour passer plus de temps dans la réserve des Crow, Jean Lemoro travaille à l’agrandissement de son camp, où 3 000 enfants sont de passage chaque année. Il espère aussi présenter le
spectacle à Paris, sa ville natale, pour mettre en lumière cette famille qui l’a réconcilié avec la vie.
Texte : Charlotte HEYMELOT.
Photo : Marc ROGER.
le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver,
le ciel était bleu, le matin arrivait pus tôt.
C'était en mars 2020 ...
Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison,
les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur.
Bientôt il n'y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.
Mais le printemps ne savait pas, le temps d'aller au jardin arrivait, l'herbe verdissait.
C'était en mars 2020 ...
Les gens ont été mis en confinement. pour protéger les grands-parents, familles et enfants.
Plus de réunion ni repas, de fête en famille.
La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.
Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.
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Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue,
chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même,
ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur d'autres valeurs.
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Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde qui s'était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.
Mais le printemps ne savait pas. Les fleurs ont laissé leur place aux fruits,
les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.
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Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l'ont appris à la télé, le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.
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Et c'est là que l'été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas.
Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort.
Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.
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Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous et vous profiterez de la vie.️
Lisez ceci, répandez-le en copiant/collant ce texte, mais surtout restez confiants et gardez le sourire !
La Bible : Livre des Juifs et des Chrétiens
Haut lieu de prière et de pèlerinage qui attire de nombreux fidèles venus du monde entier, désireux de se recueillir et demander la protection de la Vierge Marie. Ce sanctuaire est situé à Paris, au 140 Rue du Bac.
En plein cœur de la ville, luit une lumière « d’un éclat ravissant ». Marie est là, les bras grands ouverts, les mains rayonnantes de grâces.
« Je n’ai été qu’un instrument. Ce n’est pas pour moi que la Sainte Vierge est apparue. Si elle m’a choisie, ne sachant rien, c’est afin que l’on ne puisse pas douter d’elle. »
Sainte Catherine Labouré
Orne Hebdo du 11 Mars 20eH
A Sées dans l'Orne (61)
« Ils ont préféré mourir debout plutôt que de vivre à genoux »
Il est des cérémonies sobres qui se passent de mots superflus. C’était le cas, dimanche 8 mars à Sées, avec le dévoilement d’une plaque qui a migré une seconde fois. Une plaque rendant hommage à la famille Paysant, héros de la Seconde Guerre mondiale, décimée par la barbarie nazie : Édouard junior, exécuté dans un maquis breton et dont le corps n’a jamais été retrouvé, Édouard père, mort au camp de Buchenwald, et Louise, morte au camp de Ravensbrück.
Une plaque apposée dans un premier temps sur la maison familiale au lieu-dit « Réage des Ormeaux », avant d’être fixée sur la façade de l’immeuble de la Sogétra, l’entreprise familiale. Une cour, deux noms Il y a quelques années, Françoise Comte, née Paysant, figure de la Résistance revenue des camps de concentration, avait souhaité que la plaque soit apposée en un autre lieu.
C’est chose faite, avec le concours du Souvenir français : la plaque a été accrochée sur un mur de l’ancien collège, juste sous une plaque à la mémoire de Jean Mazeline, Sagien fusillé dans le Perche le 9 août 1944. Et juste en face d’une autre plaque qui rappelle la mémoire d’autres victimes de la barbarie nazie : les gendarmes Daniel, Bouyer et Collet. Maire de Sées, Jean-Yves Houssemaine a émis le vœu qu’au nom de la cour Jean Mazeline de l’ancien collège soit associé le nom de la famille Paysant. Les mots gravés au bas de la plaque méritent attention : « Ils ont préféré mourir debout plutôt que de vivre à genoux ». À méditer.
Saint Innocent Ier
Tenir la barque de Pierre dans la tempête
Pape en 401, Innocent Ier († 417) est originaire d’Albano, près de Rome. Son pontificat est marqué par la douloureuse prise de Rome par Alaric. Mais d’autres bouleversements sollicitent l’énergie d’Innocent Ier : l’Église est secouée par les premières phases de la controverse pélagienne. Il laisse de nombreuses lettres à des évêques de Gaule et d’Italie, où il prend position sur des questions disciplinaires. Par leur cohérence et la recherche d’uniformité des disciplines entre les différentes Églises et celle de Rome, ces textes apparaissent comme le premier noyau des collections canoniques. Il affirme l’autorité du siège de Pierre en matière doctrinale. Il fixe à nouveau le canon des Écritures, écartant de nombreux apocryphes. Informé de la déposition de Jean Chrysostome, Innocent prend sa défense et le soutient.
C’est toi, Seigneur, qui gouvernes ton Église et la protèges ; accorde-nous des pasteurs qui, comme Innocent, sachent nous guider selon ta volonté.
À l’écoute de Marie-Eugénie Milleret
Je crois que chacun de nous a une mission sur la terre. Qu’il s’agit de chercher en quoi Dieu peut se servir de nous pour faire connaître et vivre son Évangile.
Bonne fête !
Théophane, Fine, Justine et Pol
Page d’histoire avec parallèle troublant :
La grippe de 1918, aussi nommée à tort « grippe espagnole », est due à une souche (H1N1) particulièrement virulente et contagieuse de grippe qui s’est répandue en pandémie de 1918 à 1919. Cette pandémie a fait de 20 à 40 millions de morts, 30 millions selon l’Institut Pasteur, voire 100 millions selon certaines réévaluations récentes. Elle serait la pandémie la plus mortelle de l’histoire dans un laps de temps aussi court, devant les 34 millions de morts (estimation) de la Peste noire.
Son surnom « grippe espagnole » vient du fait que seule l’Espagne - non impliquée dans la Première Guerre mondiale - a pu, en 1918, publier librement les informations relatives à cette épidémie. Les journaux français parlaient donc de la « grippe espagnole » qui faisait des ravages « en Espagne » sans mentionner les cas français qui étaient tenus secrets pour ne pas faire savoir à l’ennemi que l’armée était affaiblie.
En 1918, le roi d’Espagne Alfonso XIII tombe malade, grippé comme beaucoup d’espagnols. La presse n’est pas censurée en Espagne alors qu’elle l’est chez les bélligérants. C’est donc par les journalistes espagnols que le monde comprend alors qu’une épidémie est née, que la postérité retiendra sous le nom de "Grippe espagnole"
En 1918, le roi d’Espagne Alfonso XIII tombe malade, grippé comme beaucoup d’espagnols. La presse n’est pas censurée en Espagne alors qu’elle l’est chez les bélligérants. C’est donc par les journalistes espagnols que le monde comprend alors qu’une épidémie est née, que la postérité retiendra sous le nom de "Grippe espagnole"
Apparemment originaire de Chine (1918), le virus de 1918 serait passé, selon des hypothèses désormais controversées, du canard au porc puis à l’Homme, ou selon une hypothèse également controversée directement de l’oiseau à l’Homme. Elle a gagné rapidement les États-Unis, où le virus aurait muté pour devenir plus mortel (pour 3% des malades, contre moins de 1/1000 pour les autres épidémies de grippe). Elle devint alors une pandémie, à travers l’Europe, puis dans le monde entier par ses colonies.
Elle fit environ 408 000 morts en France, mais la censure de guerre en limita l’écho, les journaux annonçant une nouvelle épidémie en Espagne, pays neutre et donc moins censuré, alors que l’épidémie faisait déjà ses ravages en France. Elle mérite le nom de « pandémie ». Elle se déroula essentiellement durant l’hiver 1918-1919, avec 1 milliard de malades, et 20 à 40 millions de morts, selon de premières estimations très imprécises fautes de statistiques établies à l’époque. Au début du XXe siècle, le maxima de la fourchette reste imprécis, mais a été porté à 50 - 100 millions, après intégration des évaluations rétrospectives concernant les pays asiatiques, africains et d’Amérique du Sud.
En quelques mois seulement, la pandémie fit en tous cas plus de victimes que la Première Guerre mondiale qui se terminait cette même année 1918, et certains pays seront encore touchés en 1919.
La progression du virus fut foudroyante : des foyers d’infection furent localisés dans plusieurs pays et continents à la fois en moins de 3 mois, et de part et d’autre des USA en sept jours à peine. Localement, deux, voire trois vagues se sont succédé, qui semblent liées au développement des transports par bateau et rail notamment, et plus particulièrement au transport de troupes.
Cette pandémie a fait prendre conscience de la nature internationale de la menace épidémies et maladies, et des impératifs de l’hygiène et d’un réseau de surveillance pour y faire face. Il y a ainsi dans l’une des clauses de la charte de la SDN, la volonté de créer un Comité d’Hygiène international, qui deviendra finalement l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le virus de 1918
Les caractéristiques génétiques du virus ont pu être établies grâce à la conservation de tissus prélevés au cours d’autopsies récentes sur des cadavres inuits et norvégiens conservés dans le pergélisol (sol gelé des pays nordiques). Ce virus est une grippe H1N1.
* Virus père, souche inconnue : virus de grippe source, à forte contagiosité mais à virulence normale qui, par mutation, donna le virus de la grippe espagnole. Le virus père ne fut identifié et suivi rigoureusement qu’à partir d’avril, et jusqu’à juin 1918, alors qu’il sévit probablement dès l’hiver 1917-1918 en Chine.
* Virus de la grippe espagnole, souche H1N1 : virus à forte virulence apparemment apparu aux États-Unis et ayant finalement tué plus de 21 millions de personnes à travers le Monde ; cette appellation inclut généralement aussi son « virus père ». Cette version plus létale sévit en 2 vagues meurtrières, l’une de mi-septembre à décembre 1918, l’autre de février à mai 1919. Tous les continents et toutes les populations ont été gravement touchés.
* microphotographie 1 du virus reconstitué de la grippe espagnole
* microphotographie 2 du virus reconstitué de la grippe espagnole
Conséquences de la grippe espagnole
A Seattle, le poinconneur a ordre de ne pas laisser monter les passagers non munis de masques. Durant près d’un an, les transports et l’Economie de tous les pays seront affectés par les mesures d’hygiène
A Seattle, le poinconneur a ordre de ne pas laisser monter les passagers non munis de masques. Durant près d’un an, les transports et l’Economie de tous les pays seront affectés par les mesures d’hygiène
Victimes célèbres
* Guillaume Apollinaire, poète français
* Edmond Rostand, dramaturge français
* Egon Schiele, peintre autrichien
* Rodrigues Alves, président du Brésil
* Joe Hall, joueur de hockey sur glace anglais
Sur le plan technique, ses caractéristiques pathogènes propres ne sont pas étudiables du fait de l’absence de souche virale, aucun prélèvement n’ayant pu être conservé dans un état suffisamment bon.
C’est donc seulement en étudiant la famille des grippes, dans leur ensemble, que l’on peut en comprendre ses mécanismes qui se résument à ceci :
* une contagiosité très forte, induisant un comportement épidémique ou pandémique,
* une variabilité forte, entraînant une virulence variable ainsi que l’inefficacité de l’immunisation d’une année sur l’autre,
* la virulence de cette souche particulièrement grande (grave affaiblissement), ainsi que
* le fait que, finalement, ce virus ne fait qu’affaiblir les défenses immunitaires, et n’est pas en lui-même source de décès (ce sont les complications qui accompagnent la grippe qui sont mortelles en fonction du degré d’affaiblissement de l’organisme).
L’absence d’antibiotique (qui n’aurait pas stoppé la maladie virale mais seulement les complications bactériologiques) fut également déterminante.
Enfin, en ce qui concerne les conséquences, l’élément essentiel est la prise de conscience de la menace biologique à l’échelle mondiale, qu’une épidémie débutant en Chine pouvait finalement menacer la population des É.-U., de l’Europe, et de l’ensemble des états du monde. Il s’en suivit la création -par la SDN- d’un organisme de Santé et de surveillance médicale mondiale, qui devint plus tard l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Il est aussi à noter, vu le cycle de réapparition des épidémies de grippe mortelle s’espaçant, au maximum constaté, de 39 ans, la dernière datant de 1968, l’OMS prévoit « statistiquement » l’apparition d’une pandémie de grippe mortelle d’ici 2010 à 2015. Voilà pourquoi, depuis quelques années, un certain nombre d’études sont soudainement consacrées au virus de la grippe espagnole, certaines visant à en récupérer des souches intactes, tangiblement étudiables, pour permettre l’édification de défenses adéquates.
La pandémie de 1918-1919 a été, avec 30 millions de morts selon le consensus généralement admis [1], la première grande pandémie de l’ère moderne. Elle est l’une des plus grandes pandémies humaines, comparable en nombre de victimes à celles de la peste et du Sida. Ce dernier continue cependant à tuer au-delà des 24 millions de victimes déjà comptabilisées
