Je suis née à une centaine de jours des "sixties", le 23 septembre 1959.
D'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours aimé écrire, mais j'ai davantage entrepris de relater mon histoire le 3 juillet 2014, en prenant un engagement écrit "devant ma conscience" :
« Je sais que ce travail d'écriture de ma vie peut provoquer en moi des réactions émotionnelles »
J'accepte sereinement les images et les émotions qui vont refaire surface, comme si j'étais au cinéma »
« Je m'engage à transcrire honnêtement ce que je ressens »
Et ce grâce à un livre de Laure d'Astragal, découvert "par le plus Grand des Hasards" fin juin en revenant de Nantes, en écoutant la radio RCF (radio chrétienne francophone) : "J'écris ma vie pour mieux me connaitre". Nous venions de chez Laetitia il était seize heures
Je savais que je m'apprêtais à gravir mon Everest ...
Juste après mon Baccalauréat obtenu brillamment début juillet 1977 (Mention TB) en série D soit scientifique, j'ai commencé à souffrir de troubles inexplicables en apparence ...de troubles mentaux.
Le 1er Avril 23 j'aurai 37 ans de travail comme cadre A à la préfecture de l'Orne à Alençon, après une année d'IRA ou "Institut Régional d'Administration" de Nantes, du Premier avril 1986 au 31 mars 1987.
J'ai du arrêter mon travail le 8 juin 2018, poussée par le harcèlement moral du DRM à mon égard pendant au moins deux ans, j’ai du sortir par la petite porte, pour me mettre en position de congé de maladie de longue durée pour 5 ans, payée et prévoyance par la mutuelle Interiale.
J'ai été reconnue officiellement "travailleur handicapée" en septembre 2007.
J'aurai travaillé plus de 20 ans à construire patiemment avec mes collaborateurs, et main dans la main avec mes collègues des Archives départementales, notamment son directeur Jean-Pascal FOUCHER depuis près de 25 ans, et avec ses plus proches collaborateurs.
J'ai pu arriver à la documentation et archivage le 3 mars 1997, il y a donc 26 ans.
Pour mes 58 ans, le 23 septembre 2017, j'ai pu fêter avec des collègues à la cafétéria de la Préfecture mes 30 ans de Préfecture à Alençon au 1er Avril 1987, et mes 20 ans de doc et archives au 3 Mars 1987 en même temps que mes 58 ans.
Donc "en avance" j'ai pu faire mon "pot de départ"...
J'ai obtenu un diplôme d'études universitaires générales en deux ans en juin 1982.
Je me suis formée en licence à Paris VI Jussieu, en géologue du Quaternaire, l'année 1982-1983 et validée par une licence en juin 1983.
J'ai travaillé avec le grand professeur Henry de Lumley, découvreur de l'Homme de Tautavel, le plus viel européen connu dans les années 1980 (300 000 ans).
L'année suivante, j'ai obtenu une autre licence, à l'université de Caen Basse-Normandie, et de géologue tout court.
Le 1er avril 1986, je suis entrée à l'IRA, Institut Régional d'Administration, "Petit ENA" formant les cadres A de la Fonction Publique d'Etat (FPE). L'ENA forme les cadres A+ de la FPE.
La foi chrétienne qui m’a été offerte avec mon baptême à trois jours dans la clinique où je suis née.
Ensuite ma conscience s’est éveillée progressivement et avec les années et particulièrement dans la catéchèse. Puis à partir de ma Profession de foi le 28 mai 1972. J’ai été confirmée dans l’Esprit Saint cette même année et en l’abbatiale St Étienne de Caen où je chantais dans le chœur liturgique dès septembre 1970. Je me suis remise à la guidance de Cet Esprit saint et il m’a conduite et protégée de proche en proche, jusqu'au jour d'aujourd'hui...
La découverte de la musique à onze ans dès l’entrée en sixième a été déterminante pour moi, et notamment le chant grégorien et la polyphonie dans ma chorale. Avec mon Papa Etienne Aubert.
La foi m’a
toujours beaucoup soutenue et relevée dans les moments les plus difficiles ainsi que la pratique des sacrements, notamment le sacrement de réconciliation.
Par ailleurs
j’ai aimé les études et quelque part elles m’ont donné un objectif et une motivation en même temps qu’une sorte de refuge.
Donc trois tuteurs dans ma vie : la Foi en Dieu, musique et chant, et travail intellectuel, manuel plus l'expression artistique.
Car le 17 juin 1972, un événement on ne peut plus traumatisant pour ma vie a eu lieu : je traversais la rue des écoles et collège, en fin d'après-midi, main dans la main avec mon camarade inséparable, Daniel François qui venait d'avoir douze ans le 29 avril, une moto folle pilotée par un jeune de seize ans a fauché mon "alter ego" depuis quelques six années, et l'a fait mourir "sur le coup", me tuant par la meme occasion, me laissant le syndrome du "survivant"...
Je fus "coupée en deux" dès que Michel François, son Papa, vienne me dire le soir même en entrant dans ma chambre où je m'étais "terrée" au lit :
"Ton petit camarade Daniel est mort !"
Ma philosophie s'est construite au fil des années avec la conviction que toute personne qui cherche vraiment le chemin d'une vie meilleure pour soi et avec les autres, peut trouver des raisons de vivre de différentes manières. Elle mérite notre respect et notre écoute. Il est important de rester autant que possible dans ce respect de l'autre et de ce qui structure sa vie.
La bienveillance et l'amour sont très importants pour que notre monde soit meilleur. Apprendre à ne pas juger l'autre, à l'écouter, à le comprendre, à l'aider le cas échéant dans les difficultés qu'il peut rencontrer, sans pour autant vouloir agir à sa place, l'aider à découvrir le ressort et les ressources qu'il a en lui-même. Etre des éveilleurs, des guetteurs, des êtres rayonnants de la Joie et de la Paix qui nous habite au quotidien...
Rencontrer chaque autre, prochain ou lointain, en faisant en sorte qu'il nous quitte plus heureux que lorsque nous l'avons croisé habituellement ou exceptionnellement dans notre vie quotidienne.
Ce 21 novembre C’est le 46ème anniversaire de mon entrée dans une communauté catholique sectaire les Petites sœurs de Marie Mère du Rédempteur.
Sortie les pieds devant six mois après le 21/05/79 vers psychiatrie.
Internée par ma famille. Dernière hospitalisation jusqu’à début avril 2024.
Dissoute en 2018 quarante ans après par l’église de France et le Vatican.
Aucun discernement vocationnel.
À cause d’un prêtre et de catholiques tradi qui m’ont «retourné la tête ». J’avais quinze ans ce fût trois ans après mon tsunami émotionnel le 17 juin 1972 la mort sous mes yeux de mon camarade d’enfance fauché par une moto. Nous avions douze ans.
